La compréhension de qui est Jésus est essentielle pour une vie chrétienne authentique. Yann Charlery explique que Dieu pourvoit de trois manières : en tant que bon berger qui prend soin de son peuple (Marc 6:30-44), en tant que grand prêtre qui comprend parfaitement l'humanité (Épître aux Hébreux 4:14-16), et en tant que pain de vie qui offre un sacrifice unique et parfait (Jean 6:51). L'histoire du miracle de la multiplication des pains et des poissons montre que Dieu agit au-delà des limites humaines pour répondre aux besoins de son peuple. Yann Charlery invite les auditeurs à se tourner vers Jésus pour trouver leur réconfort, leur soutien dans les difficultés et leur nourriture spirituelle éternelle.
1. Dieu pourvoie car Jésus est le bon berger qui prend soin de nous 2. Dieu pourvoie car Jésus est le grand prêtre qui nous comprend 3. Dieu pourvoie car Jésus est le pain de vie, un sacrifice unique et parfait
Quel est le rôle du bon berger dans la vie chrétienne selon l'évangile de Marc ? Comment Jésus, en tant que grand prêtre, nous aide-t-il à traverser nos difficultés ? Qu'est-ce qui rend Jésus le pain de vie pour votre vie ? Comment pouvez-vous appliquer le miracle de la multiplication des pains dans votre quotidien ?
Marc 6:30-44
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Avons-nous une bonne compréhension de qui est Jésus. Pourquoi dire cela? Car la compréhension de qui est Jésus sera nécessaire pour notre vie de foi, notre vie chrétienne. Se tromper sur qui est notre Seigneur peut nous conduire dans des directions diverses et variés. Oublier finalement le sens de la vie chrétienne. Je vous propose de voir ce matin que Dieu est celui qui pourvoie. Nous allons voir trois manières dont Dieu pourvoie. Dieu pourvoit d'abord car Jésus est le bon berger qui veut prendre soin de nous. Deuxièmement, Dieu pourvoie, car Jésus est le grand prêtre qui nous comprend. Troisièmement, Dieu pourvoie, car Jésus est le pain de vie. Le pain qui se donne, un sacrifice unique et parfait. Dieu pourvoie, car Jésus est le bon berger. Dieu pourvoie car il est le grand prêtre, et Jésus est le grand prêtre. Dieu pourvoie, car Jésus est le grand pain de vie, un sacrifice unique et parfait. Nous allons dans l'évangile de Marc en Marc chapitre 6, des versets 30 à 44. Marc chapitre 6, les versets 30 à 44. Lisons ensemble. À leur retour, les apôtres se réunir auprès de Jésus et lui rendir compte de tout ce qu'ils avaient fait et de tout ce qu'il avait enseigné. Alors il leur dit : Venez avec moi dans un endroit isolé et vous prendrez un peu de repos. Il y avait effectivement beaucoup de monde qui allait et venait. Ils ne trouvaient même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour aller à l'écart dans un endroit désert. Mais beaucoup les virent s'en aller et les reconnut. De toutes les bourgades, on a couru à pied. Et on les devança à l'endroit où ils se rendaient. Aussi, quand Jésus descendit de la barque, il vit une foule nombreuse. Il fut pris de pitié pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors il se mit à enseigner longuement. Il se faisait déjà tard, ses disciples approchèrent de lui et lui dirent. Cet endroit est désert, il est déjà tard, renvoie donc ces gens, pour qu'ils aillent dans les hameaux et les villages des environs, s'acheter de quoi manger. Mais Jésus leur répondit, donnez-leur vous-même à manger. Ils lui demandèrent, faut-il que nous allions acheter pour deux cents pièces d'argent de pain, et que nous la leur donnions à manger. Jésus reprit. Combien avez-vous de pain? Allez voir. Il y en a cinq et deux poissons. Alors il leur ordonna de faire asseoir la foule par groupe sur l'herbe verte. Les gens s'installèrent par terre, par ranger de sang et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel et prononça la prière de bénédiction. Et partagea les pains. Puis il donna les morceaux aux disciples pour qu'il les distribue à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tout le monde, tout le monde mangea à ses assiétés. On ramassa les morceaux de pain qui restait. Il y en eut douze paniers pleins. Il restait aussi des poissons. Or ceux qui avaient mangé ces pains était au nombre de cinq mille hommes. Ainsi la parole de Dieu. Sur quoi l'on nous appuyer pour notre vie chrétienne ? On peut s'appuyer sur beaucoup de choses, nos propres forces, la science, notre intelligence, nos études. Mais Dieu souhaite nous rappeler que c'est lui qui pourvoi. Il est celui qui pourvoie encore à nos besoins aujourd'hui. Ce souvenir de qui est Jésus est important pour la manière dont nous allons conduire notre vie chrétienne. Sur la manière, là où nous allons chercher nos ressources pour avancer dans cette vie. Les apôtres sont donc en mission, envoyés par Jésus. Ils partent. Ils vont proclamer le royaume de Dieu. Ils ont vu Jésus accomplir des miracles, des guérisons. Ils l'ont vu aussi, ils vont le voir marcher sur l'eau. Mais déjà, il a chasser des esprits impurs, des démons. Et là, le Seigneur les fait participer à sa mission. Ils doivent étendre le royaume de Dieu, proclamer le royaume de Dieu. Aller vite en Galilée en ne prenant qu'un bâton, sans sac, et doivent compter sur la fidélité de Dieu qui va prendre soin d'eux. Un passage qui nous rappelle que Dieu est fidèle, il souhaite prendre soin de ceux qui lui appartiennent. Jésus est bien le bon berger qui souhaite prendre soin de son peuple. Il est ce bon berger qui demeure, lui et qui ne change pas encore aujourd'hui. Voilà une foule qui est présente autour de Jésus, ils ont vu les miracles. Beaucoup d'attente. Certains ont vu les miracles et en veulent d'autres encore. D'autres encore sont en demande de guérison physique ou psychologique. D'autres encore attendent libérateurs par rapport aux Romains ou à Hérode, et vont en Jésus peut-être ce libérateur. Il y a une forte demande, et donc la foule est présente. Les disciples reviennent de mission, et pourtant ils n'ont pas le temps de se reposer. Jésus leur dit de on va se mettre à l'écart, mais il y a beaucoup de monde qui vient et qui va. Ils vont donc, il leur propose donc d'aller dans un endroit désert. Ils prennent donc la barque. Mais pourtant cette foule va les suivre. Ils voient s'orienter la barque et vont se mettre à leur suite, même les précéder dans l'endroit désert où ils vont. Jésus descend de la barque et voit cette foule. Et plutôt que d'être irrités, agacés, mais pourquoi nous suivent-ils comme ça? Toujours en demande. Non. Il nous est dit qu'il a compassion de cette foule. Il a compassion de cette foule, il voit cette foule comme un troupeau de brebis sans berger. Les brebis, je me suis un peu renseigné, je ne suis pas un spécialiste. Mais même si c'est un animal très sociable, donc c'est la femelle du mouton, je ne savais pas. Mais même si c'est un animal très sociable, donc qui vit en groupe, souvent par des carrés ou des groupes, les femelles sont à part, les mâles sont à part. Mais il y a une brebis plus âgée qui va les conduire, mais elles sont assez chétives, craintives. Elles peuvent aussi se perdre facilement. Et donc le rôle du berger est de les conduire, les rassurer, les entourer. Il y a aussi des causes qui peuvent arriver de maltraitance, de mutilation. Et donc le rôle du bon berger, c'est de prendre soin de ses brebis. Pas simplement pour leur laine ou leur viande, mais vraiment pour ce qu'elles sont, leur valeur. Ce rôle du berger, il va les conduire dans les lieux paisibles. On voit cette image, notamment à la fin de Marc, de cette herbe grasse et verte. Le rôle du bon berger de les conduire vers les points d'eau et de leur donner la nourriture adéquate. Et Jésus est vraiment ce bon berger. Alors qu'à l'époque, il y a les mauvais bergers, les mauvais berger comme Hérode qui vient de décapiter Jean-Baptiste. Les mauvais berger comme les scribes ou les pharisiens qui veulent conserver ce pouvoir. Les mauvais berger qui finalement ne prennent pas soin du peuple de Dieu, qui les conduisent dans une mauvaise direction. Lui, Jésus est ce bon berger qui a compassion, qui regarde ce peuple avec miséricorde. Il est ce bon berger qui, pas simplement, veut leur donner une nourriture physique, mais une nourriture spirituelle. Il va se mettre à les enseigner. Il va prendre du temps pour l'enseignement. Cela nous rappelle que l'homme n'a pas simplement besoin de nourriture physique, de manger de boire, mais de toute parole qui sortira de la bouche de Dieu. Dieu dénonçait déjà dans l'Ancien Testament les mauvais bergers, les mauvais berger qui dominait sur le peuple de Dieu, qui ne prenait pas soin de son peuple. Et Dieu annonçait par les prophètes, notamment Ézéchiel, puisque les mauvais berger, eux ne prennent pas soin du peuple, lui viendra en personne pour entourer, donner la direction à son peuple. Le prophète Zacharie disait, Zacharidis, demandez à l'Éternel l'appui, n'a plus du printemps. L'Éternel produira des éclairs et il vous enverra une abondante pluie. Il donnera à chacun de l'herbe dans son champ. Les mauvais bergers prophétisaient des mensonges. Les terrains ont des paroles de néant, les devins prophétisent des faussetés, les songes monte, et il console par vanité. C'est pourquoi mon peuple est errant comme un troupeau. Ils sont malheureux parce qu'il n'y a point de berger. Dieu promettait donc qu'il allait envoyer le berger, mais qu'il viendrait lui-même. J'établirait sur elle un pasteur qui les fera pêtre, mon serviteur David. Il les fera pêtre, il sera leur berger, leur pasteur, pour les conduire vers les vers pâturage. Dans le psaume 23, le psalmiste rappelle, le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien. Il me fait coucher dans de verres pâturages, il me dirige vers des eaux paisibles, il restaure ma vie. Il me conduit sur les sentiers de la justice à cause de son nom. Même si je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort. Tout cela pointe vers bien vers Jésus, qui est ce bon berger, et on voit les rôles du bon berger. Il fait que son peuple ne manque de rien. Il est conduit sur les sentiers de la justice. Il les dirige vers les eaux paisibles. Il restaure leur vie à cause de son nom. Quand il marche dans les difficultés de la vallée de l'homme de la mort, il est présent. Les brebis ne craignent aucun mal, car Dieu, Jésus est avec elle. Il les conduit par sa houlette et son bâton, sa puissance, sa protection, il est leur offre. Voilà notre réconfort, nous dit le psalmiste. Voilà notre réconfort pour nous encore aujourd'hui. Jésus reste son bon berger, qui veut prendre soin de son peuple, qui veut prendre soin de nous. Aujourd'hui, décharge-toi peut-être de ton fardeau si haut sur lui. Fais-lui confiance qu'il souhaite te mener vers ses verbaturages, qu'il souhaite prendre soin de toi. Quand tu traverse des difficultés, cette vallée de l'ombre de la mort, le Seigneur est avec toi. Sa houlette et son bâton te protège. Oui, quel est ton réconfort ce matin. Deuxièmement, Jésus, Dieu pourvoie, car Jésus est le grand prêtre pour son peuple. Jésus est le grand prêtre pour son peuple. Pas un grand prêtre, un grand prêtre quelconque, mais un grand prêtre qui connaît son peuple, qui le comprend parfaitement. Là encore, où allons-nous trouver notre soutien pour conduire notre vie chrétienne? Beaucoup sont donc présents, cette foule qui a suivi Jésus dans ce lieu désert. Et pourtant il va prendre du temps à les enseigner. Si bien que les disciples, eux sont agacés. Nous on revient de mission, nous sommes fatigués, tu nous propose d'aller à l'écart pour prendre du repos, et ils nous suivent, ils nous suivent, ils ne cessent pas de nous suivre. Renvoie-les, renvoie-les, renvoie cette foule, ce n'est pas possible. Tu ne peux pas continuer à les enseigner, il est tard. Il faut arrêter Jésus. Et pour tout pourtant, lui, il a bien compassion de son peuple. Les disciples sont agacés, mais Jésus lui souhaite prendre soin de cette foule qui est avec lui. Il est intéressant de voir que dans cet évangile de Marc, la puissance lui appartient. Jésus est bien Dieu. Toute la puissance lui appartient. Les guérisons le montrent. Mais souvent on peut être concentré sur les guérisons, focalisés sur la puissance, les guérison. Et Jésus ne regarde pas à ça, il regarde à l'être humain, dans sa valeur entière. L'homme et la femme créée en image de Dieu. Il veut les nourrir physiquement, mais il vaut aussi leurs besoins spirituels. Il les prend dans leur globalité, âme et corps. Le Seigneur nous regarde comme nous, comme nous sommes, créés en image de Dieu, ayant de la valeur pour Dieu. Il est celui qui nous comprend parfaitement parce qu'il a revêtu notre humanité. Il comprend parfaitement cette humanité. Il peut comprendre donc ce qui vienne à lui dans la détresse, dans leur souffrance, dans leur faiblesse. Les disciples demandent, renvois-les. Mais Jésus lui prend le contre-pied, donnez-leur vous-même à manger. Nous, on va leur donner à manger. Il y avait à peu près cinq mille personnes, sans compter les femmes et les enfants. Une foule nombreuse qui les suit. Et ils font vite le calcul et s'en rendent compte que c'est impossible de leur donner à manger. Comment donner à manger à cette foule nombreuse ? Il faudrait huit mois de salaire. Ils font le calcul, ils réfléchissent. Pourtant le Seigneur leur dit, donnez-leur vous-même à manger. Allez voir ce que vous avez, ils vont voir, ils ont cinq pains et deux poissons, et ils réfléchissent de manière humaine, ils se rendent compte que c'est impossible de nourrir cette foule. Les poissons, il s'agissait de tout petits poissons qu'on faisait griller. Il en faudrait au moins une dizaine pour nourrir une seule personne. Des poissons tout petits finalement. Quant aux pains, ils étaient tout plat, tout petit. Comment faire alors? À vue d'hommes, à vue humaine, c'est impossible. Et eux, ils réfléchissent de manière humaine. Ils font les comptes. Il raisonne dans leur tête. Bon, cinq pains, on veut faire combien de personnes avec cinq pains, deux poissons, peut-être 13, 10, on ne pourra pas faire plus, désolé. Et pourtant, ils ont vu des miracles. Ils sont partis en mission. Ils ont guéri des malades, proclamer le royaume de Dieu. Dieu leur a montré sa fidélité. Il a pourvu à leurs besoins alors qu'ils étaient en mission. Ils n'ont manqué de rien. Et ils reviennent et pourtant ils ont déjà oublié tout ce qu'ils ont vécu. Ils ont vu Jésus guérir des malades. Complir des guérisons de sourds, d'aveugles. Jésus leur dira dans la suite, avec une seconde multiplication de pain. Êtes-vous sourd comme ses sourds ? Êtes-vous muet comme ces muets, ne comprenez-vous pas encore tout ce que vous avez vu ? C'est vraiment un appel à comprendre qui est Jésus. On peut cheminer avec Jésus longtemps et pourtant ne pas comprendre ce qu'il peut faire pour nos vies. On peut marcher avec lui depuis longtemps, être baptisé, converti depuis longtemps, et pourtant être bloqué dans notre compréhension de ce que Jésus peut accomplir et ce qu'il peut faire. Ça peut être notre cas, le cas des disciples nous concerne aussi. Il raisonne de manière humaine, alors que le Seigneur, ils ont celui qui pourvoie à leur côté, celui qui accomplit les miracles, celui qui peut faire tout et qui n'est pas limité. Et c'est une leçon pour nous aussi. Souvent face à nos difficultés, nos problèmes, on peut essayer de raisonner par nous-mêmes. Trouver des solutions toutes humaines. Je vais faire ci, arrêter cela. Je vais plutôt échanger là. Et on oublie que d'abord, le Seigneur nous appelle à nous tourner vers lui pour trouver notre réconfort, nos besoins en lui. Humainement parlant, nous ne pouvons pas, face aux difficultés, et certaines difficultés s'avère impossible. Mais le Seigneur nous rappelle que nos ressources sont d'abord en lui et que nous pouvons compter sur lui dans nos difficultés. Que nous ayons beaucoup ou que nous ayons peu. Nous pouvons remercier le Seigneur pour sa compassion, sa miséricorde. Il est bien celui qui nous comprend, qui souhaite prendre soin de nous, là où nous sommes dans nos situations. Où regardons-nous donc d'abord à notre situation, ou au Seigneur Jésus qui peut tout. L'épitre aux Hébreux nous rappelle que nous avons un grand prêtre qui n'est pas insensible à nos faiblesses. Il a été soumis sans péché à des épreuves en tout point semblable au nôtre. Et nous sommes encouragés donc à nous approcher de lui avec assurance. Nous approcher du trône de la grâce pour obtenir compassion et trouver grâce en vue d'un secours opportun. Lui, le Seigneur est le grand prêtre, le Seigneur qui pourvoie, qui souhaite prendre soin de toi encore ce matin, qui nous comprend dans nos difficultés, dans nos marches, dans nos situations financières compliquées, dans nos maladies, dans nos faiblesses. Le Seigneur pourvoie encore aujourd'hui, n'a pas changé. Mais où allons-nous regarder? Allons-nous rechercher d'abord à lui dans notre situation. Troisièmement, Dieu pourvoie, car Jésus est le pain de vie, un sacrifice unique et parfait. Le Seigneur ne souhaite pas donner simplement une nourriture physique, mais lui souhaite offrir une nourriture, qui comble pour l'éternité. On l'a vu avec ce monde scène. Le monde de scène nous rappelle ce que Dieu a fait. Nous l'avons pris ensemble, son corps brisé à la croix, son sang qui a coulé pour nous, qui nous rappelle que Dieu lui-même s'est donné. Il est bien ce pain de vie qui s'offre et qui se donne pour le pardon des péchés. Cette foule est là, et donc Jésus lui-même va intervenir. Donnez-moi ses pains et ses poissons. Il va les prendre, regardez vers le ciel, tourner vers Dieu le Père, prier, bénir, rompre le pain et partager aussi les poissons. On a ici un espèce de miracle créationnel qui ne s'arrête pas. C'est comme au restaurant où on commande les plats et les plats sortent. Mais là, ça s'arrête pas. C'est un miracle créationnel continu. C'est bien que Marc, dans son évangile, n'essaye même pas d'expliquer ce qui se passe. Ce n'est pas possible. Ça nous dépasse. Mais simplement, on est appelé à recevoir par la foi ce miracle. Jésus agit, Dieu agit au-delà des limites créationnelles. Il agit dans la création, on ne comprend pas. Mais on est appelé à recevoir cela par la foi. Un miracle créationnel qui montre aussi toute l'abondance, la surabondance de l'intervention de Dieu. Il va combler toute cette foule, cinq mille hommes avec femmes et enfants et encore plus. Si bien que tous vont être rassasiés, souvenons-nous que ce sont des petits poissons et de petits pains. Tous vont être rassasiés, surabondance dans l'intervention de Dieu. Un miracle qui nous rappelle est que Jésus est bien Dieu. Il est celui qui pourvoie et qui peut pourvoir encore avec surabondance dans nos situations. Dans le désert, alors que le peuple de Dieu sortait d'Égypte, ils n'avaient rien à manger, Dieu leur a envoyé la manne, il les a nourris avec ce pain qui vient du ciel. Jésus est bien ce pain qui donne la vie, qui vient directement de Dieu. Il est ce nouveau Moïse qui nourrit le peuple, mais bien supérieur à Moïse, car lui va faire deux multiplications de pain, et nourrir avec surabondance. Dans l'Ancien Testament, deux prophètes puissants aussi, qui ont fait des miracles puissants, plutôt, parce que la puissance appartient à Dieu, deux prophètes dépendants de Dieu, je m'aide plutôt, dépendant de Dieu, et qui ont vu agir la puissance de Dieu. Élie et Élysée, Elie qui a multiplié la farine et l'huile pour la veuve de Serepta, qui n'avait rien à manger durant une famine. Puis Élisée aussi qui va multiplier l'huile pour une veuve dont les fils devait être vendus à cause d'une dette. Et Élysée encore qui va multiplier les pains, alors qu'il y avait une famine dans le pays. Et il le dit, le pot de farine ne s'épuisa pas, et la cruche d'huile ne se vida pas. Son la parole que le Seigneur avait dites par l'intermédiaire du prophète. On mangera et on aura des restes, dit Élisée. Dans les situations compliquées, on ne voit pas le bout du tunnel, Dieu peut intervenir avec surabondance. Mais où regardons-nous. Mais nous avons pris la scène ensemble. Et ce temps de scène nous rappelle bien que Jésus est bien ce pain, qui pourvoie, qui se donne. Ses paroles nous le rappellent. Il prit le pain. Il bénit, il le rompit, il le donna. Jésus qui vient, envoyé par le Père, béni de Dieu. Rompu, brisé à la croix, et qui se donne pleinement pour le péché. Ce qui est intéressant ici dans cet évangile de Marc, c'est qu'on a un Dieu tout-puissant qui se donne, qui se fait serviteur. Pas simplement pour montrer de la puissance pour de la puissance. Mais il se fait serviteur, nous appelant aussi au service en tant que chrétien. Un Dieu qui se donne, car sachant que son peuple n'a pas simplement besoin de nourriture physique, mais d'abord d'une nourriture qui comble pour la vie éternelle. Une nourriture qui comble définitivement. Jésus est bien ce pain de Dieu, qui est pris, donné, rompu, rompu, brisé pour le péché, celui qui donne la vie. Ainsi comprendre son ministère, c'est vivre cette marche, cette vie chrétienne, confiant, à la suite de notre Seigneur. Un Seigneur qui nous envoie aussi et qui nous dit, comprenant qui il est, ce Dieu puissant qui se fait serviteur, qui s'abaisse jusqu'à être brisé et rompu. Il est ce Dieu aussi qui nous envoie et qui nous dit, donnez-leur aussi vous-même à manger. Il envoie son Église proclamer la bonne nouvelle de l'Évangile. Non en comptant sur ses ressources, mais en regardant, en se souvenant que Dieu marche avec eux, présent avec eux, pour pouvoir, malgré leurs limites, malgré leur faiblesse, donnez-leur vous-même à manger, car je suis à vos côtés. Pour terminer, le Seigneur, comme cette scène nous le rappelle, nous invite aux banquets. Un banquet royal, où le Seigneur, par son Fils, a lancé les invitations. Un banquet de fête, où chacun sera normalement présent s'il a mis sa confiance en Jésus-Christ. Les disciples étaient venus prendre un temps de repos dans un lieu isolé. Mais Jésus leur donne une leçon de vie chrétienne, une leçon spirituelle. Face à une situation qui paraît insurmontable, Jésus, lui se rappelle que Dieu pourvoie. Il est Dieu qui pourvoie, car il est le bon berger qui souhaite prendre soin de son peuple, prendre soin de nous encore aujourd'hui, là où nous sommes. Il est le grand prêtre par excellence vers lequel nous pouvons nous tourner, lui faire confiance qu'il nous entend dans nos difficultés, dans nos situations. Il nous comprend dans nos faiblesses. Il ne se détournera pas de nous. Il est enfin celui qui est le pain de vie par excellence, qui nous offre cette vie encore aujourd'hui avec abondance, avec des conséquences pour ceux qui l'ont choisi, qu'il est désormais présent avec eux, présents à leur côté. Ainsi, à quoi regarde-tu ce matin? Qui est Jésus pour toi? Comprends-tu ce qu'il peut faire dans ta vie? Il est bien ce Dieu miséricordieux, compatissant, qui nous appelle à nous décharger pleinement sur lui. Dépose tes fardeaux à ses pieds ce matin, compte sur ta présence, laisse-toi conduire vers ses vers pâturages. Laisse-toi conduire par sa houlette et son bâton qui veut te protéger. Où le Seigneur est ton bon berger, ce grand prêtre vers lequel tu peux te tourner, ce pain de vie, sacrifice unique et parfait qui t'a donné la vie et qui souhaite t'offrir la vie encore ce matin. Fais-lui confiance. Amen.
